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Site de ArcenBarrois |

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Parmi les voies romaines qui sillonnaient le pays des Lingons, celle de Langres à Auxerre et à Sens était une des plus importantes aux points de vue stratégique, commercial, administratif et civilisateur ; aussi les conquérants avaient-ils établi sur cette route comme sur tous les grands chemins de l’Empire, de fréquentes stations (Hospitia) protégées le plus souvent par un fort (Oppidum Arx) surtout lorsque ces chemins traversaient une rivière. |
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Ces stations devaient être aussi d’autant plus rapprochées l’une de l’autre, qu’à cette époque les hôpitaux de nos environs qui se rencontraient sur notre route, à Beauchemin, à Arc-en-Barrois et à Longuay. Ces hospitia ont encore aujourd’hui, leurs analogues en Orient, où ils sont connus sous le nom de caravansérails. Peu à peu ces lieux de refuge, ouverts à tous venant, ont dû être choisis comme lieux de séjour par les vieillards infirmes ou impotents qui, ne pouvant pourvoir à leur subsistance, venaient y chercher un toit et peut-être aussi l’aumône du voyageur. |
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Le Christianisme arrivant en Gaule presque en même temps que les romains faisant la charité une des armes principales, à dû favoriser avec empressement ces utiles institution et même se les approprier ; aussi durent-elles participer, dans une assez large proportion, aux libéralités des riches et des puissants. Mais ce n’est guère qu’à partir de l’époque des croisades que des notions certaines nous sont parvenues sur ceux de ces établissements qui auraient résisté aux chocs des invasions barbares les innombrables pèlerins qui se dirigeaient vers les saints lieux, dénués pour la plupart des ressources nécessaires à un aussi long voyage, y trouvaient un refuge assuré. |
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Plus tard, les résultats généralement malheureux de lointaines expéditions se traduisant en France, par une misère générale, nobles et chevaliers, hommes d’armes et vilains revenant en foule, ruinés de fortune et de santé. Il fallait aux premiers une compensation, aux seconds un abri et du pain. Les uns et les autres trouvèrent naturellement leur place dans les hospitia existant encore ou dans les maladreries nouvellement créées ; de là le nom de Léproseries sous lequel, depuis cette époque on désigna ces établissements. |
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C’est là je crois, faute d’autres renseignements, l’origine de notre hôpital, qu’à différentes époques on appela des noms de : Léproserie, Commanderie, Maladrerie, Maladière, Maison-Dieu, Hôpital et Hospice. |

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La maladière Parmi les voies romaines qui sillonnaient le pays des Lingons, celle de Langres à Auxerre et à Sens était une des plus importantes aux points de vue stratégique, commercial, administratif et civilisateur. |