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ainsi que des autres monuments religieux d’Arc-en-Barrois, le citoyen Lebrun, lequel conclut, sa mission remplie, à l’anéantissement immédiat de ce tombeau ainsi que des statues qui l’entouraient.

Le lendemain de la visite du commissaire le quatorze Messidor An 2, le Conseil général de la commune d’Arc-en-Barrois voulut unanimement s’opposer à ce vandalisme. Voici un extrait du registre des délibérations de la municipalité d’Arc-en-Barrois :

Considérant que le tombeau du Christ qui se trouve dans l’église des Récollets du Calvaire d’Arc-en-Barrois, ainsi que quatre statues qui l’entourent ont été sculptées par un célèbre artiste de Rome, et qu’elles peuvent servir de modèles dans l’art de la sculpture, le Conseil général de la commune d’Arc-en-Barrois a unanimement convenu qu’il soit sursis à la destruction de ce monument qui, pourrait être mis au nombre de ceux que la convention nationale avait l’intention de conserver et dans se cas faire partie de la collection destinée à enrichir le dépôt qui doit être fais dans le chef-lieu du district du département et que le procès verbal du commissaire de l’administration sera transcrit sur le registre des délibérations du Conseil général de la commune d’Arc-en-Barrois et servira ainsi à mettre le dit Conseil général à l’abri des reproches qu’on pourrait lui faire d’avoir laissé détruire un monument qui, aux yeux de tous les connaisseurs qui l’on vu à passé pour un chef d’œuvre de l’art.

Cette délibération fut appuyée par une pétition des habitants d’Arc-en- Barrois à la même administration, et par son arrêté en date du douze septembre 1791, le directeur du département de la Haute-Marne donna satisfaction au désir des Arcois en les autorisant, à transférer dans l’église paroissiale du dit Arc-en-Barrois le tombeau de Jésus-Christ et les statues qui l’accompagnent placées actuellement dans l’église ci-devant Récollets du Calvaire.

Ce tombeau, qu’on voit maintenant dans une chapelle basse de l’église paroissiale d’Arc-en-Barrois, mérite une description. Laissons à ce sujet parler M. Léon Godard Qui s’est promis de décrire ce sépulcre. (Les Beaux-Arts, revue nouvelle, 16e livraison, 1er décembre 1860.)

Entrons ! … Là qu’il y a quelques années nous aurions rencontré quelques statues mutilées, verdies, disparues sous la mousse, nous allons trouver un sépulcre et au milieu de ce sépulcre un chef-d’œuvre. Le sépulcre suite

Le sépulcre  En l’an 2 de la république, la convention nationale avait décrété la destruction de tout ce qui pouvait rappeler les superstitions du passé. En conséquence, pour obéir à cette injonction, le directoire du district de Chaumont délégua en qualité de commissaire pour procéder à la visite du tombeau du Christ déposé la ci-devant l’église du Calvaire

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