Site de ArcenBarrois

jeter dans l’Aube, après un parcours de cinquante-six kilomètres. La place Moreau se trouve à deux cent soixante-neuf mètres d’altitude. Le point le plus élevé se trouve à la limite du territoire, sur la route de Langres près de la ferme de Sautreuil. Jusqu’au commencement du XIXème siècle, on se servit de la rivière d’Aujon pour le flottage des bois de chauffage à bûches perdues. On trouve quelquefois de ces bûches dans le lit du cours d’eau ou sur les bords en creusant à une certaine profondeur. Ces épaves sont appelées, bois de moule. Depuis 1889 les écrevisses fort renommées et fort belles de cette rivière qui s’y trouvaient en grande quantité ont complètement disparu en une année par suite d’une épizootie d’origine inconnue. Le long de l’Aujon, sur la rive gauche au bas d’Arc-en-Barrois, s’étend une contrée de terres labourables appelée les Éleux, terres que les seigneurs donnaient à leurs fidèles et qui étaient exemptes d’impôts.


Le bois La majeure partie du territoire d’Arc-en-Barrois est couverte de forêts (11000 hectares) qui appartenaient surtout à la Maison d’Orléans. Le chêne qu’on en tire est excellent pour la tonnellerie et la menuiserie. Les habitants de Chaumont, de Langres et même ceux de Paris estimaient fort le chauffage fourni par la forêt d’Arc-en-Barrois. On venait de trente lieues à la ronde se fournir en charbon de bois pour faire fonctionner les usines à fer. Le commerce d’écorce de chêne pour la tannerie d’Arc-en-Barrois a pris aussi depuis quelques années un grand essor et ces écorces se font un nom sur les marchés spécialisés.


Les carrières Sur le plateau qui domine au nord le chemin d’Arc-en-Barrois à Cour-l’Évêque, il existe une carrière de pierres de taille oolithique exploitée depuis un temps immémorial. C’est de cette pierre que sont bâtis presque tous les édifices des environs, églises, châteaux, etc. Les moines de Clairvaux ayant obtenu de Guillaume de Vienne le droit de pierreries dans les pierreries d’Arc-en-Barrois, droit confirmé par un arrêt du vingt-huit mars 1694 et par l’arrêt du 4 septembre 1702, y envoyaient leurs serfs et corvéables pour prendre et transporter la pierre nécessaire à la construction de la grandiose et célèbre abbaye. De nombreux blocs erratiques se voient encore dans la forêt. Sur le flanc des coteaux en pierre très dure, on trouve aussi des carrières de cette même pierre dure en maints endroits du territoire, notamment du côté de Valbruant (ou fijean) et de la maison Foin (au cul froid.)


La rivière La petite ville d’Arc-en-Barrois est située à cheval sur la rivière d’Aujon qui prend sa source à la ferme de Trilley, au-dessus de Chameroy, traverse Rochetaillée, Saint-Loup, Courcelles-sur-Aujon, Giey-sur- Aujon Arc-en-Barrois et va en direction de Cour-l’Évêque pour se

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