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Site de ArcenBarrois |

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La déesse a invité ensuite le peuple à réunir ses vœux pour le règne de la Raison qui porte aujourd’hui son flambeau pour percer les ténèbres qui ont si longtemps couvert les yeux des mortels. Le citoyen Étienne Gabriel Peignot, homme de loi, un discours érudit et profond sur le patriotisme enfanté par la Révolution française et le citoyen Jean-Baptiste Émile Bonaventure Guérault, commandant de la Garde nationale du canton d’Arc-en-Barrois, un discours plein de feu sur la force armée. |
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Après lesquels discours qui ont été applaudis vivement, il a été de nouveau chanté en chœur des hymnes analogues à la fête, qui à été remise à trois heures après midi et le cortège s’est rendu à la maison commune dans le même ordre qu’il en était sorti. Après quoi le citoyen René Victor Bouchu, quatrième orateur, maire de la commune a prononcé un discours scavant et nerveux sur les avantages de l’abolition de la féodalité et sur le bonheur que le règne de la liberté assure à la république. Les hymnes et ce discours furent couvert d’applaudissements, le cortège s’est rendu en ordre à la place de l’Égalité où la Déesse a été conduite dans un char attelé de trois chevaux de front on avait élevé au milieu de la place un bûcher autour duquel la Déesse et le cortège ont tourné trois fois, ensuite le feu a été mis au bûcher et pendant que la flamme s’exaltait, on y a précipité les restes de la féodalité qui avaient été le marchepied de la Déesse sur la montagne. Pendant que le feu consumait ces restes impurs, l’air retentissait de cris d’allégresse et de chants patriotiques, tandis que la belle jeunesse foulait la terre en dansant en rond et la danse continuait encore lorsque le cortège a été reconduit par la garde nationale, ainsi que la Déesse, en ne cessant de chanter les refrains des cantiques de l’air chéri et de répéter avec enthousiasme les cris de Vive la République, Vive la Nation, Vive la Convention Nationale. |
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De tout quoi, nous avons dressé procès verbal pour que l’on ne perde point la mémoire de la satisfaction publique qui s’est manifestée de la manière la plus authentique dans cette fournée où chacun, éclairé du flambeau de la Raison était animé de l’esprit patriotique qui règne dans cette commune. |
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(Nota) Ce procès verbal, serait incomplet s’il n’était fait mention de ce qui s’est passé à Arc-en-Barrois le lendemain et dont nous tenons le récit de vieillards qui en furent les témoins. Donc le lendemain matin, on chercha vainement le maire, puis la Déesse, ils avaient pris ensemble dans la nuit le chemin de Cythère et voguaient de concert dans des régions inconnues. Ils reparurent une quinzaine de jours plus tard, se marièrent le 25 février 1794 et firent souche d’honnêtes gens. |
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La Déesse de la Raison Catherine Louise Demonfré, née à paris le 25 novembre 1773, était la fille naturelle de Jean François Demontfré et de Marie Jeanne Catherine Hébert, étant mineure, sous la tutelle du citoyen Jacques Louis Mille, homme de loià Arc-en-Barrois. Voici son signalement extrait des registres des délibérations du Conseil Municipal d’Arc-en-Barrois : Âgée de 19 ans, taille fine d’environs cinq pieds, cheveux et sourcils noirs, grands yeux bruns, nez moyen, bouche petite, menton court et rond, front élevé, visage joli et rond. fin |