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Site de ArcenBarrois |

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L’âme et le boute-en-train de ces réunions était un tout jeune homme, avocat un peu malgré lui, un instant militaire, qui revenait toujours avec la plus grande joie retrouver à Arc-en-Barrois de chaudes amitiés, Étienne Gabriel Peignot. |
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Les opinions politiques diverses de nos amis ne les avaient cependant point divisés, chose rare, admirable, et qui prouve autant en faveur de leur cœur que de leur bon sens. Les absences réitérées de Gabriel Peignot n’avaient pas même attiédi l’élégant commerce littéraire qu’ils entretenaient entre eux ; Les lettres en prose et en vers, presque toutes du genre badin et galant, ne cessaient de se croiser entre Arc-en-Barrois et les diverses résidences de notre poète vagabond. |
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Les meilleurs amis de Gabriel Peignot étaient deux jeunes gens à peu près de son âge, Thomas et Victor Bouchu, tous deux fils d’Étienne Jean Bouchu. |
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Nous avons dit que la galanterie était un des principaux stimulants de nos jeunes gens. Ils trouvaient amplement matière à l’exercer, mais retenue et délicate, dans la maison de Thomassin de Juilly. Cinq sœurs, cinq beautés ornaient cette maison où des parentes et des amies se donnaient journellement rendez-vous. Parmi ces dames, l’une au moins savait jouer d’esprit, de talent et de goût avec nos jeunes hommes, et souvent le prix lui était décerné par eux-mêmes, non par complaisance pour son sexe mais parce qu’ils étaient forcés de rendre justice au mérite. |
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Nous avons vu des poésies de Mademoiselle Félicité Thomassin, la plupart ayant un caractère religieux, entre autres une Ode au Saint-Père qui ne serait pas déplacée dans les œuvres de nos grands lyriques. Il est à regretter que cette demoiselle n’ait pas formé un recueil de ses vers, elle n’eût été ni la moins célèbre, ni la moins lue de nos personnages de notre aimable compagnie. |

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ou tout au moins de connaître certaines particularités de leur existence. Nous allons donc consacrer à chacune de ces individualités les plus remarquables une courte notice biographique, dont les fragments on été recueillis çà et là, soit d’après quelques auteurs, soit sur des renseignements recueillis près des personnes qui les ont fréquentées et connu. À tout seigneur tout honneur ! Un des doyens ou présidents d’âge de cette joyeuse compagnie se nommait Bernard Thomassin de Juilly. |
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Le goût des vers ne s’est pas éteint à Arc-en-Barrois avec les amateurs dont nous venons de parler. Les succès qu’ils avaient obtenu, le parfum de gaîté et de poésie qu’ils avaient laissé dans les salons, inspirèrent après eux quelques-uns de ceux qui les avaient connus et fréquentés. |