Site de ArcenBarrois

M. Simon Marie Mortet, procureur syndic de la ville d’Arc-en-Barrois. M. Nicolas Jean Baptiste Crenet, notaire et procureur. La Révolution trouva l’esprit de la population d’Arc-en-Barrois bien préparé, on aimait, il est vrai le duc de Penthièvre dont on n’avait reçu que des bienfaits, mais on détestait le régime monarchique qui comprimait tout essor et laissait croupir dans l’ornière du passé le corps et l’esprit humain. À la fin du XVIIIème siècle et au commencement du XIXème, une société choisie, cultivant surtout les ornements de l’esprit et aimant les arts et les belles-lettres, habitait la petite ville d’Arc-en-Barrois.

Des hommes d’un âge déjà mûr, des jeunes gens, des dames n’hésitaient pas à émettre, au sein de cette société, les saillies de leur verve et leurs productions littéraires. Aucune de ces personnes n’est arrivée à acquérir une célébrité de premier ordre, combien de gens y arrivent ? Faisant, du reste, peu de cas de la gloire, elles ne cherchaient qu’à rendre plus délicat et plus savoureux le commerce d’amitié qui existait entre elles. On voyait éclore presque chaque jour, au milieu de ces Épicuriens de goût fin, des lettres familières en prose ou en vers, des chansons, des odes et même de petites comédies que les auteurs jouaient eux-mêmes pour leur agrément autant que pour celui de leurs amis. Je crois qu’on alla jusqu’à produire de petits poèmes ! Tant que les auteurs Arcquois limitèrent leurs productions littéraires, ils eurent un succès relativement grand, puisque certaines de leurs élucubrations sont arrivées jusqu’à nous. Un beau jour, un jeune homme de mérite, n’ayant pas su borner ses aspirations poétiques, osa, Dieu lui pardonne, commettre une tragédie! Il n’est guère permis qu’aux grands génies et aux talents supérieurs d’élever leur vol jusque dans ces régions éthérées. Notre homme avait trop présumé de ses forces et de sa tragédie non représentée il est vrai, mais imprimée à Paris en 1809, le titre seul est resté connu : Le (siège d’Alise) fut une des dernières productions de la pléiade arcquoise ou du moins les étoiles de cette constellation s’étant séparées alors l’une de l’autre, brillèrent d’un éclat individuel plus ou moins vif, mais Arc-en-Barrois ne fut plus le centre d’où jaillissait à chaque heure des gerbes d’esprit et de gai savoir.

En 1789, les députés élus par la commune d’Arc-en-Barrois pour assister aux États généraux de la province de Bourgogne furent : M. Claude Pierre Peignot, avocat, notaire ducal, lieutenant au bailliage d’Arc-en-Barrois était le père de Gabriel Peignot.

Les plus entraînants des personnages de ces réunions faisaient partie des familles Thomassin, Bouchu et Peignot. Il n’est pas sans intérêt pour l’histoire des belles-lettres dans la Haute-Marne en général, et pour celle de la ville d’Arc- en-Barrois en particulier, de savoir ce qu’ils sont devenus. époque contemporaine suite

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