Site de ArcenBarrois

Les murs de la ville ainsi que ceux du château avaient huit pieds d’épaisseur. Les fossés furent comblés sous le comte de Toulouse et les murs abattus au commencement de la Révolution.

Comme complément aux fortifications, il y avait un autre mur d’enceinte beaucoup moins épais détruit longtemps auparavant, probablement vers le milieu du XVIIIème siècle, ce dernier mur suivait la rive droite de ce qu’on appelle la fausse rivière (qui est l’ancien lit de la rivière d’Aujon) près du pont actuel de la République jusqu’à la jonction de cette rivière avec le sous bief du moulin seigneurial. Entre la place publique et le château, devant la loge du concierge se trouvait une belle et grosse tour à douze pans, c’était la tour féodale au pied de laquelle les vassaux du seigneur d’Arc-en-Barrois venaient jurer foi et hommage et dans laquelle on enfermait en fond de fosses les manants qui avaient commis quelque méfait.

Cette tour portait le nom de tour de l’horloge parce qu’une horloge la couronnait. Elle fut démolie pendant la Révolution par des prisonniers bavarois internés à Arc-en-Barrois. Ses décombres furent employés à combler le terrain vague de la promenade du Pasquis ou Pâtis. Le maire M. Belgrand Monginont eut l’heureuse idée de faire niveler ce terrain de le clore et de planter en 1811 des tilleuls.


Les Ursulines Colonie de Beaune furent établies à Arc-en-Barrois par François Marie de l'Hospital Vitry en 1667, pourtant d'après le frère Asclépiade dont les manuscrits se trouvent à la bibliothèque de Moulins, le couvent des Ursulines aurait été fondé en 1643 par Joseph Parisot, prêtre de l'oratoire. La maison mère était Mussy-l'Évêque.

En 1744, l'évêque Gilbert de Montmorin supprima cette maison pour y établir son petit séminaire avec un directeur et deux professeurs, un de logique et l'autre de physique. Il était tenu par les sœurs régentes ou sœurs noires, elles étaient aux nombres de trois qui instruisaient gratuitement les filles et avaient pour supérieure une religieuse de Mussy. Cet établissement ne dura qu'un ou deux ans. Le seul souvenir du séminaire de l'évêque de Montmorin qui restait encore à l'époque de la Révolution était cette inscription placée au-dessus de la porte d'entrée du couvent : « VETERUM PRISCAE LITTERAE APUD ARCU BARRENSES RESURGUNT. » etc

La petite ville forte  Au commencement du XVIIIème siècle, Arc-en-Barrois présentait l’aspect d’une petite ville forte, elle était entourée de murailles flanquées, de tours d’espace en espace et de fossés remplis d’eau vive alimentés par la rivière d’Aujon. Le château qui était au milieu était bien fortifié et entouré aussi de fossés remplis d’eau courante.

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